Visite à la maison de la métallurgie(Liège) 2

Nous continuons notre visite de la maison de la métallurgie avec quelques maquettes en rapport avec l’hydraulique aux temps passés. N’hésitez pas à cliquer sur les photos pour les voir en grand.

La maquette des soufflets

Maquette Vue coté soufflets
Maquette Vue coté soufflets

Lors de l’article précédent, nous avons vu les soufflets en taille réelle. Il existe à coté d’eux, une maquette qui permet au guide d’expliquer le fonctionnement de ceux-ci aux visiteurs.

Maquette soufflets Vue roue
Maquette soufflets Vue roue

On y voit tourner la roue qui entraine l’arbre à cames.

Celles-ci actionnent alternativement les soufflets. Après dégagement de la came, les contrepoids regonflent les soufflets.

 

La vis d’Archimède version romaine

Vis archimède
Vis Archimède version romaine

Les Romains élevaient l’eau au moyen d’une machine basée sur le principe de la vis d’Archimède. L’entrainement était réalisé par des hommes qui marchaient sur la roue. Le pied de la vis était plongé dans l’eau qui du fait de la rotation de la machine montait en suivant la spire. En inversant le principe (l’eau descend) et en remplaçant les hommes par un alternateur, on a une turbine hydraulique à vis.

 

 

Le grand tympan

Le grand tympan
Le grand tympan

Encore une technique pour élever l’eau mais cette fois en utilisant l’énergie hydraulique. On munit en périphérie une roue hydraulique de caissons étanches. Ces caissons se remplissent par une ouverture latérale lorsqu’ils plongent dans l’eau et se vident lorsqu’ils arrivent au point haut. La hauteur de refoulement est égale au diamètre de la roue. L’inconvénient de la technique est que de l’eau se perd par l’ouverture entre le point bas et le point haut. En cas de manque d’énergie hydraulique, des hommes pouvaient entrainer le grand tympan en marchant dans la roue.

 

Roue(s) entrainant des pompes

Roue de pompage
Roue de pompage

Le mouvement circulaire de la roue est transformé en mouvement linéaire pour entrainer des pompes. La hauteur de refoulement est grandement augmentée et ne dépend plus que de l’énergie fournie par la roue et la qualité/conception de la pompe.

Les plus célèbres de ces machines/pompes (soyons chauvins) sont de Rennequin Sualem (Né à Jemeppes sur Meuse le 29 Janvier 1645). En 1667/1668, il construit une machine qui élève d’une quarantaine de mètres les eaux du Hoyoux jusqu’au château de Modave. Elle est constituée d’une seule roue qui entraine deux fois quatre pompes.

Machine de Marly
Machine de Marly

Machine de Marly

En 1678, un appel d’offre international (déjà) est lancé par Louis XIV pour alimenter les fontaines du château de Versailles. C’est le chevalier Arnold de Ville qui obtint le marché mais ce sont des Liégeois dirigés par Rennequin qui la construisent à Marly. Cette machine, c’est quatorze machines de Modave mises en batterie qui actionnaient des pompes qui élevaient l’eau de 152 mètres en trois étapes. D’abord 48 mètres vers un premier puisard puis 51 mètres vers un deuxième puisard et enfin 53 mètres plus haut dans un château d’eau. Les pompes des puisards intermédiaires étaient entrainées par de longues chaines entrainées elles-mêmes par des roues hydrauliques.

 

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